Imprimer le test Télécharger le test en PDF

Gekijōban Zero
(Zero : A Curse Affecting Only Girls)

 

 

Gekijōban Zero n'est autre que le film officiel de la série horrifique des Project Zero !! Et oui, rien que ça ! Vous n'étiez pas au courant de son existence ? C'est malheureusement normal parce qu'il s'est destiné uniquement au marché japonais. Mais pas de panique, si vous ne maitrisez pas la langue Jap, des sous-titres anglais de bonne qualité circulent sur le net. Allez, voyons maintenant ensemble à quoi ressemble cette adaptation cinématographique.

Mais avant tout, vous devez savoir  deux petites choses : Ce film est un produit purement marketing dans la mesure ou il a été créé pour sortir en même temps que Project Zero : La Prêtresse des Eaux Noires. De plus, le scénario se base sur la nouvelle d'Eiji Ōtsuka "Zero : A Curse Affecting Only Girls" (284 pages), elle-même publiée en 2014.

     

  


Rentrons dans le vif du sujet. Le film nous conte l'histoire de Michi, une jeune fille scolarisée dans un pensionnat catholique féminin  lui-même perdu dans un petit village montagnard. Parmi les filles, l'une d'elles est admirée de toute, c'est Aya. Outre sa beauté, sa sublime voix - lors des chorales - enchante les autres élèves. Mais voilà qu'un beau jour, pour une raison mystérieuse, Aya ne vient plus en cours. Parait-il qu'elle refuse de sortir de sa chambre, dû moins c'est ce que disent les bonnes sœurs. Mais cet évènement coïncide curieusement avec le fait que Michi et ses amis vont commencer à se faire hanter par un esprit qui ressemble à Aya. Suite à ces apparitions, certaines filles vont même disparaitre. C'est l'hécatombe dans le pensionnat, et Michi compte bien dénouer cette affaire pour ne pas se volatiliser comme les autres !

Si la base du synopsis semble peu originale, le scénario complet réserve de nombreuses bonnes surprises, d'autant qu'il se révèlera à travers plusieurs personnages clés, qui au départ, semblent ne rien avoir en commun. Parmi eux on fera connaissance d'une ancienne diplômée du pensionnat, d'un enfant doté d'un étrange appareil photo (la caméra obscura…évidemment…héhé) ou encore d'un jardinier semblant avoir un certain retard mental. Je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher d'éventuelles surprises, mais les bases de Projet Zero sont bien présentes : des filles, des fantômes, des rituels...

     

  

Toutes les bases ? Vraiment ? Et bien…non ! Il manque deux points cruciaux : les combats contre les fantômes et un climat réellement horrifique. La caméra obscura ne servira jamais à lutter contre quelque esprit que ce soit et ces derniers ne feront jamais sursauter le spectateur. L'action est en fait totalement absente de l'œuvre cinématographique. Pour beaucoup de fans, ce parti pris est une hérésie totale, et on peut les comprendre. La question est légitime, sans affrontement, peut-on vraiment appeler ce film Project Zero ? En toute honnêteté : oui. Il faut simplement se lancer dans le visionnage en ayant en tête que le film emprunte au jeu son atmosphère et sa poésie.

Ces deux points sont remplis avec brio. Le rythme en est par contre impacté. Les scènes sont très lentes, et les discussions des filles se font autour d'actes du quotidien. En fait on pourrait comparer cette adaptation à un film d'auteur : beaucoup de plan fixe contemplatif, un petit budget qui donne lieu en contrepartie à de nombreuses bonnes idées, de longs dialogues… il faut accepter de rentrer dans un tel univers pour en profiter au maximum. Si vous êtes en condition, pas mal de scènes vous réservent votre lot de frisson, tant par la beauté des images que par la très bonne bande-son.

     

  


Personnellement, j'ai été conquis, et je pense que l'absence de combat est une bonne chose. Ce qui marche dans un jeu ne fonctionne pas forcément dans un film. Ce qui aurait pu rendre un côté ridicule à l'œuvre a été évité, n'en reste que le meilleur. Vous l'aurez compris, je vous le recommande absolument.


Description du film par Kyoledemon

Aucune image dans la galerie