Project Zero : Les Films

 

 

Spirit Camera : Le Mémoire Maudit - Le Court Métrage

En 2012, un petit court métrage de 12 minutes fut produit spécialement pour la sortie du premier spin-off de la saga Project Zero, à savoir Spirit Camera : Le Mémoire Maudit. On y suit l’histoire de 3 filles, Rina, Kaori et Saki. C’est la première d’entre-elle qui invite ses deux autres amies à jouer au "jeu maudit" sur sa 3DS, il s’agit bien sûr de Spirit Camera ! Après avoir démarré la cartouche et testé son concept de réalité augmenté, les trois filles vont être touchées par la malédiction de la Femme en Noir, principale antagoniste du jeu, qui compte bien les tuer une à une.

     

  

Le court métrage est découpé en trois parties et chacune d’entre elles se concentrent sur une des protagonistes, un peu à la manière du film Ju-On. Ces douze minutes n’offrent rien de révolutionnaire au spectateur et ne font jamais peur, mais elles sont tout de même plaisantes à suivre. Les actrices se débrouillent bien et on s’amuse à voir les petits clins d’œil faits au jeu !



Gekijōban Zero (Zero : A Curse Affecting Only Girls)

En 2014, pour la sortie du cinquième opus, Project Zero : La Prêtresse des Eaux Noires, la saga fut déclinée en manga, en roman et en film. Gekijōban Zero est donc le titre du film officiel de notre série horrifique préféré ! En revanche, choix étonnant, il ne s’inspire d’aucun des jeux mais adapte la nouvelle d'Eiji Ōtsuka - "Zero : A Curse Affecting Only Girls". Ce court roman s’inspire de la poésie macabre que dégagent les Project Zero, mais délaisse toutes scènes de combats contre les fantômes. On se retrouve donc avec un film assez spécial qui a d’ailleurs été réservé au marché japonais, il existe heureusement des sous-titres anglais qui circulent sur internet. Allez, voyons maintenant ensemble à quoi ressemble cette adaptation cinématographique.

     

  

Le film nous conte l'histoire de Michi, une jeune fille scolarisée dans un pensionnat catholique féminin, lui-même perdu dans un petit village montagnard. Parmi les filles, l'une d'elles est admirée de toute, c'est Aya. Outre sa beauté, sa sublime voix lors des chorales enchante les autres élèves. Mais voilà qu'un beau jour, pour une raison mystérieuse, Aya ne vient plus en cours. Parait-il qu'elle refuse de sortir de sa chambre, dû moins c'est ce que disent les bonnes sœurs. Mais cet évènement coïncide curieusement avec le fait que Michi et ses amis commencent à se faire hanter par un esprit qui ressemble à Aya. Suite à ces apparitions, certaines filles vont même disparaitre. C'est l'hécatombe dans le pensionnat, et Michi compte bien dénouer cette affaire pour ne pas se volatiliser comme les autres !

Si la base du synopsis semble peu originale, le scénario complet réserve de nombreuses bonnes surprises, d'autant qu'il se révèlera à travers plusieurs personnages clés qui, au départ, semblent ne rien avoir en commun. Parmi eux on fera connaissance d'une ancienne diplômée du pensionnat, d'un enfant doté d'un étrange appareil photo (la caméra obscura…évidemment…héhé) ou encore d'un jardinier semblant avoir un certain retard mental. Je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher d'éventuelles surprises, mais les bases de Projet Zero sont bien présentes : des filles, des fantômes, des rituels...

   

  

Toutes les bases ? Vraiment ? Et bien…non ! Il manque deux points cruciaux : les combats contre les fantômes et un climat réellement horrifique. Comme je vous l'ai signalé en introduction de cette critique, la caméra obscura ne servira jamais à lutter contre quelque esprit que ce soit et ces derniers ne feront d'ailleurs jamais sursauter le spectateur. L'action est en fait totalement absente de l'œuvre cinématographique. Pour beaucoup de fans, ce parti pris est une hérésie totale, et on peut les comprendre. La question est légitime, sans affrontement contre d'horribles spectres, peut-on vraiment appeler ce film Project Zero ? Et bien, oui, au moins en partie. Il faut simplement se lancer dans le visionnage en ayant en tête que le film emprunte au jeu son atmosphère et sa poésie.

Ces deux aspects sont remplis avec brio. Le rythme en est par contre impacté. Les scènes sont très lentes, et les discussions des filles se font autour d'actes du quotidien. En fait on pourrait comparer cette adaptation à un film d'auteur : beaucoup de plan fixe contemplatif, un petit budget qui donne lieu en contrepartie à de nombreuses bonnes idées, de longs dialogues… il faut accepter de rentrer dans un tel univers pour en profiter au maximum. Si vous êtes en condition, pas mal de scènes vous réservent votre lot de frisson, tant par la beauté des images que par la très bonne bande-son.

   

  

Personnellement, j'ai été conquis, et je pense que l'absence de combats contre des esprits horrifiques n'est pas forcément une mauvaise chose. Ce qui marche dans un jeu ne fonctionne pas forcément dans un film et le réalisateur n'a pris aucun risque de ce côté là en adaptant la nouvelle d'Eiji Otsuka. Vous l'aurez compris, si vous aimez le principe de beauté macabre, alors je vous le recommande absolument, mais si vous voulez retrouver un calque du jeu, alors ce film ne vous est pas destiné.



Description des films par Kyoledemon

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