DreadOut

 

 

Développé par un studio Indonésien, DreadOut est un petit survival-horror indépendant qui tente d’échapper à sa condition en proposant des graphismes honnêtes et une durée de vie correcte. Mais parvient-il à se hisser au côté des plus grands ?

Commençons d’abord par parler du scénario. Vous incarnez Linda, une jeune étudiante affalée dans une voiture en compagnie de 4 de vos camarades et de votre professeure. Cette sortie scolaire en petit groupe va rapidement être stoppée car l’unique route qui mène vers votre destination se trouve impraticable. Vous sortez de la voiture pour essayer de trouver de l’aide dans un village voisin, mais curieusement celui-ci semble être abandonné. Finalement, à force de recherche, le groupe finira par se retrouver dans une école hantée...

Si l’histoire tient sur un timbre-poste, le plus grave est qu’elle n’arrivera jamais à vous prendre aux tripes. Tous les évènements et les rebondissements vous laisseront pantois tant le jeu ne prend jamais la peine de contextualiser ses évènements. Les péripéties s’enchainent sans queue ni tête et les rares dialogues sont trop peu intelligents pour retenir votre attention. Finalement, le scénario deviendra rapidement le dernier de vos soucis.

     

  

Si la narration tombe à l’eau, le gameplay n’est pas meilleur. Les phases d’explorations sont longues et mollassonnes. Les lieux à explorer sont de tailles correctes mais il n’y a que peu d’objets à trouver et les rares énigmes sont soit illogiques, soit inintéressantes. Quant aux phases de combats, elles se déroulent en vue subjective à a la manière d’un Project Zero. L’Héroïne dégainera son smartphone en mode caméra et pourra photographier les esprits qui la tourmentent pour les tuer ou les faire fuir. Dans votre inventaire, vous pourrez ensuite avoir un petit descriptif de chaque ennemi combattu ou abattu. A noter que ces derniers sont relativement originaux, et pour cause, beaucoup d’entre eux sont inspirés de diverses légendes indonésiennes.

Ce qu’il reste à DreadOut, c’est son ambiance et son univers. Ces points sont plutôt réussis car les environnements sont classiques mais angoissants. Et même s’ils sont vides, le sentiment de solitude et d’abandon est quand même bien retranscrit. L’apparition de certains boss sont également bien mis en scène et relanceront l’intérêt d’un jeu bien pauvre en qualité.

    

  

Au final, DreadOut est un survival-horror qui ne représente que peu d’intérêt. Son statut de jeu indépendant est éclipsé sur sa forme qui a bénéficié d'un travail intéressant, mais tout le fond est à revoir. En fait, en étant cruel, on pourrait le qualifier de « Sous Project Zero ». Passez donc votre chemin !.


Description du jeu par Kyoledemon

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