Imprimer le test Télécharger le test en PDF

Back in 1995

 

 

Comme l’indique son nom, Back in 1995 promet au joueur nostalgique de replonger dans l’ère des survivals-horrors du XXème siècle ! Très fan de cette période, je me suis précipité sur le jeu à sa sortie… et la déception n’en fut qu’immense. Ce jeu est paresseux, moche, inintéressant et il ne tente même pas de faire peur. Heureusement pour lui, et pour nous, sa durée de vie n’excède pas les 2h. Le scénario, très énigmatique, essaye de créer une sorte d’atmosphère à la Silent-Hill sans jamais y parvenir. Et lorsqu’il commence à être à peine intéressant, le générique de fin viendra vitre clore l’expérience.

Dans la rubrique de bonnes idées ratées, j’ai nommé les graphismes. Ils tentent de recréer un rendu PS1 et Sega Saturne jusqu’à l’exagération : les polygones et les textures se déforment anormalement lors des mouvements de caméra. Alors oui, sur les vieilles consoles cela pouvait arriver, mais jamais à ce point. Quant au level design, il n’a ni queue ni tête et les angles de caméra ne sont aucunement réfléchis. Le premier Alone in The Dark de 1992 était plus joli et mieux pensé en termes de direction artistique, c’est pour dire… !

     

  


Comme dans tout bon survival-horror, puisqu’il est censé faire peur, ne l’oublions pas, le jeu alterne entre combat contre les monstres et énigmes à résoudre. Mais même de côté-là c’est encore raté. Les créatures ne ressemblent à rien (des patates géantes avec des bras, des tentacules bizarres…) et ne sont quasiment pas agressives. Se faire toucher plus de 3 fois relève du miracle. Le jeu est tellement simple que trouver l’arme la plus puissante du jeu, le fusil, n’est même pas considéré comme un soulagement par le joueur… personnellement je ne m’étais même pas servi du pistolet trouvé quelques minutes avant, la seule arme blanche du jeu suffira à venir à bout de presque toutes les créatures (exceptés les plus grosses). Les soins sont présents en nombres comme si le jeu pensait lui-même qu’il était compliqué. A la fin, je devais avoir quelque chose comme 12 remèdes dans mon inventaire… sur 13 de dégoté. Quant aux énigmes, il y en a deux qui se répètent en boucle : trouver des clés ou trouver des codes.

Deux fins sont disponibles pour tenter de rallonger la durée de vie de cette catastrophe, mais Back in 1995 est si mauvais qu’une fois terminé, on a juste envie de désinstaller le jeu pour ne jamais y rejouer. Dommage, l’idée de base de nous renvoyer dans les années 90’ était pourtant très bonne…


Description du jeu par Kyoledemon

Aucune image dans la galerie