Slenderman

 

 

Bon, soyons clair, cette critique va être courte parce que ce film ne mérite pas qu’on s’attarde sur son cas. Tout, ou presque, est raté. Ce n’est pas un bon film, encore moins un bon film d’horreur. Maintenant que vous être prévenu, analysons ensemble ce désastre.

   

  

Un soir, lors d’une soirée fille, quatre amies vont tenter d’invoquer le Slenderman. Pour ce faire, il leur suffit de regarder une vidéo sur internet et de suivre les consignes indiquées au début de ladite vidéo (fermer les yeux et écouter les cloches…). Quelques jours plus tard, la créature sans visage va venir hanter ses proies pour les tourmenter une par une. Jusqu’ici on est dans un teen-movie traditionnel, il n'y a rien à signaler… si ce n’est l’incapacité des scénaristes à proposer une histoire originale (il leur suffisait pourtant de s'inspirer des nombreuses et très bonnes fan-fiction qui existent sur le personnage...), mais soit.

Alors que la première des filles disparait mystérieusement, les trois autres ados vont tenter de faire des recherches sur ce mystérieux Slenderman. Pour cela, internet est une source d’information, et c’est logique, car dans notre monde à nous c’est bien sur cette plate-forme que son mythe s’est formé. Dans le monde du film, outre y voir des photos montages, elles n’y apprendront pas grand-chose de plus sur le monstre.

Notre croque-mitaine va donc pouvoir tourmenter nos héroïnes comme il se doit, et il va s'y prendre de plusieurs manières : en utilisant les nouvelles technologies (il les appelle en visioconférence et ce filme en train de rentrer chez elles comme s’il avait une GoPro sur la tête...), en utilisant les rêves (Freddy Krueger n’a qu’à bien se tenir) ou en apparaissant subtilement dans leurs champs de vision pendant quelques secondes. Bien sûr, en tant que pauvre spectateur, on n’échappe pas aux jumpscare ou à tout autre abus scénaristique comme le rêve dans le rêve qui permet d’enchainer deux effets effrayants sans qu’ils n’aient aucune répercussion sur le scénario.

   

  

Les apparitions du Slenderman et de ses tentacules auraient pu être sympas, mais la photographie est tellement sombre que l’on ne voit presque rien lors des scènes de nuits (et il y en a beaucoup). S’il apparait dans des environnements urbains, il apparait aussi dans son lieu de prédilection, c’est-à-dire la forêt… car oui, les personnages du film ont cette mauvaise habitude d’y aller en pleine nuit pour essayer de négocier avec Slenderman afin qu’il leur rende les victimes qu’il a capturées.

Bref, Slenderman n’est pas une bonne adaptation de son propre mythe, ce n’est pas non plus une adaptation des jeux vidéo, c’est un simple film d’horreur sans intérêt, sans âme, sans originalité qui tente de surfer sur un buzz bien trop tardivement.

On s’ennuie fermement… mais pour sa défense, il parait que le producteur (Sony) aurait censuré de nombreuses scènes afin que le film ne soit pas interdit au moins de 16 ans… ce qui explique surement pourquoi les intrigues secondaires ne sont jamais vraiment résolues (ce qui rend le film encore plus mauvais qu’il ne l’est déjà).


Description du film par Kyoledemon

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